Envie de découvrir les œuvres de street art de Saint-Raphaël et d'en savoir plus sur le festival Résonances Urbaines ? Cette ville de la Côte d'Azur s'est transformée, au fil des éditions de son festival d'art urbain, en un parcours à ciel ouvert riche d'une vingtaine de fresques signées. Voici l'itinéraire complet pour les découvrir, œuvre après œuvre.
- La plupart des fresques sont nées du festival Résonances Urbaines, lancé en 2019.
- Le parcours part du vieux port et remonte vers les terres et les quartiers.
- Chaque œuvre est signée d'un artiste, avec un titre et une année précise.
- Le festival se poursuit chaque année, le parcours continue de s'enrichir.
L'itinéraire street art à Saint-Raphaël
Après avoir exploré l'art urbain de Cannes, direction Saint-Raphaël, où de nombreuses fresques ponctuent les rues. La grande majorité provient du festival Résonances Urbaines, organisé par la ville depuis 2019.
Dès sa première édition, le festival a doté la ville de huit fresques murales. Depuis, la commune a fait de l'art urbain une véritable politique culturelle, avec une nouvelle édition chaque année, au printemps ou au début de l'été. Grâce à la carte ci-dessous, tu peux retrouver chaque œuvre et composer ton propre parcours.
Le Rituel de la Pesée des Âmes, Codex Urbanus, 2021

Le parcours démarre au vieux port, face au Casino Barrière. Codex Urbanus, artiste parisien connu pour ses animaux fantastiques et auteur de centaines d'œuvres dans la capitale, est aussi conférencier et a publié un ouvrage sur la place de l'art urbain dans l'histoire de l'art.
Sa fresque évoque la pesée des âmes, étape de l'Égypte antique qui décidait du passage dans l'au delà. Elle fait écho au débarquement de Napoléon Bonaparte au vieux port de Saint-Raphaël, le 9 octobre 1799, à son retour de la campagne d'Égypte.
Songe d'Été, Kotek et Compiano, 2021

Sur la plage de Veillat, le poste de secours a été entièrement décoré par Christophe Compiano et Kotek. Le premier a peint des origamis d'oiseaux, le second des formes cubiques et colorées. Deux styles qui se répondent sur un même bâtiment.
Moya Land, Patrick Moya, 2021

Le long de la plage, cette fresque de Patrick Moya s'étend sur cinquante mètres. Sur un fond noir se déploient des personnages atypiques, les habitants de l'île virtuelle de Moya Land, un espace de 260 000 mètres carrés que l'artiste a créé en 2007 dans l'univers en ligne Second Life. Une passerelle entre art urbain et monde virtuel.
Hommage à Louis de Funès, John Mejia, 2020

Face au musée consacré à l'acteur, l'artiste colombien John Mejia rend hommage à Louis de Funès, figure du cinéma français. Le portrait se détache sur un fond bleu entouré de fleurs roses.
Arc qu'en Ciel, Abes, 2019

En direction de la gare, avant le Pont Basso, l'artiste Abes a coloré tout un escalier lors de la première édition du festival en 2019. Un petit texte accompagne les marches, en bas à droite.
Pont Basso, Sandrine Lorenzo, 2019

Sous deux passages du Pont Basso, Sandrine Lorenzo a peint des arbres aux couleurs d'automne, jaune, orange et rouge. Aidée de Laurent-Emmanuel Briffaud et Fabrice Violante, elle rappelle par cette œuvre la nécessité de la végétation en ville.
Marché Victor Hugo, Brok et Akhine, 2019

De l'autre côté du pont, cette grande fresque associe deux artistes dans un esprit hip hop. Brok a réalisé la partie en lettrage graffiti, tandis qu'Akhine a peint le visage. Une rencontre entre l'écriture et le portrait.
JM fait son Cinéma, Julien Morel, 2020

Devant le cinéma Le Lido, Julien Morel a customisé un pot orné de figures du grand et du petit écran. On y reconnaît plusieurs films et séries cultes, ainsi que des acteurs célèbres, dans un clin d'œil à la vocation cinématographique du lieu.
Citations de séries, Julien Morel, 2020

À quelques mètres, une autre œuvre de Julien Morel présente deux pochoirs de héros de séries télévisées populaires, chacun accompagné d'une citation détournée en guise de titre. Le style pochoir et le jeu sur les répliques donnent à l'ensemble une vraie force graphique.
Lil' Evil Goes Colors, Mephistodesign, 2019

Le long de la Garonne, sous un pont du boulevard de Provence, ce graffiti est signé Mephistodesign, artiste actif depuis 1985. Son objectif : apporter de la couleur à un endroit sombre et terne.
Boîte aux Lettres, Cib Stencil, 2020

Au croisement de la place Sadi Carnot et de la rue Victor Hugo, une boîte postale a été transformée par Cib Stencil, artiste varois, à la technique du pochoir. Il aime détourner le mobilier urbain, souvent impersonnel, pour lui donner du caractère.
Le M.U.R., Artem83, depuis 2017

Devant le centre culturel Georges Ginesta se trouve le M.U.R., pour Modulable, Urbain, Réactif. Porté par l'association Artem83 et inauguré en 2017, ce panneau accueille une œuvre différente tous les deux mois. Tu peux suivre ses transformations sur le compte Instagram du M.U.R..
Quartier des Arts

À gauche du M.U.R. s'ouvre le quartier des arts, rue du Safranier. On y trouve des commerces et des expositions, ainsi que plusieurs œuvres disséminées : des pochoirs, un tableau mural et des papillons suspendus. Un petit détour qui vaut le coup d'œil.
Emancipation, Ratur et Sckaro, 2020

Impossible de manquer cette fresque monumentale sur le flanc du centre culturel Georges Ginesta. Réalisée par Ratur et Sckaro, deux artistes havrais, pour les vingt ans du centre, elle représente Marianne comme symbole de liberté et invite les passants à pousser la porte du lieu.
Centre Culturel, Lokiss, 2019

La fresque de Lokiss se déploie sur plusieurs étages du centre culturel. Ses formes et couleurs, cernées de contours gris, finissent par composer un personnage. Pour bien la voir, il faut monter jusqu'au dernier étage, du mardi au samedi.
Soklak Elgato, 2019

Depuis un pont de l'avenue Général Leclerc, on aperçoit deux fresques de Soklak Elgato, graffeur, photographe et musicien né en 1977. L'une sur fond noir, l'autre en formes cubiques colorées.
Somewhere Beyond The Sea, M. One Teas, 2020

Sur un mur du lycée Antoine de Saint-Exupéry, cette fresque de M. One Teas rend hommage à l'écrivain aviateur, dont l'avion a disparu en mer au large de Marseille le 31 juillet 1944. Le titre, que l'on peut traduire par le dernier voyage, fait directement écho à cette disparition.
Pulsion de Vie, Dire 132 et Mademoiselle Maurice, 2021

Sur l'école primaire Monge Roustan, cette fresque a été commandée lors de la troisième édition du festival. Mademoiselle Maurice et Dire 132 y rendent hommage aux héros de la Résistance, avec notamment le portrait de Jean Moulin. Les élèves de l'école ont rencontré les artistes durant la réalisation.
Les Cartes Postales ne reflètent pas nos Vies, Sismikazot, 2021

L'œuvre la plus excentrée du parcours, à l'entrée du quartier de l'Aspé. Le duo Sismikazot, deux amis passionnés de photographie, a offert un immense bouquet de fleurs à ce quartier populaire, loin des cartes postales de la Côte d'Azur. Le titre dit tout de l'intention.
Tes questions sur le street art à Saint-Raphaël
Le concept du M.U.R. n'est pas propre à Saint-Raphaël. Né à Paris en 2003, il essaime aujourd'hui dans de nombreuses villes de France. Le principe est toujours le même : un panneau d'affichage dédié à l'art urbain, dont l'œuvre est recouverte à intervalles réguliers par un nouvel artiste. Chaque effacement fait partie du jeu, et rappelle que le street art est un art par nature éphémère.
Qu'est-ce que le festival Résonances Urbaines ?›
Où commence le parcours street art ?›
Les œuvres sont-elles toujours visibles ?›
Laisse-toi séduire par le street art
Voilà de quoi parcourir le street art de Saint-Raphaël à ciel ouvert. Si tu en as l'occasion, rends-toi au festival Résonances Urbaines, au printemps ou au début de l'été. Et si les œuvres raphaëloises t'ont plu, tu retrouveras le même esprit dans notre collection de tableaux street art.







