Le Street Art à Grenoble

Grenoble n'est pas une ville de street art parmi d'autres, c'est la capitale européenne de la discipline. Le street art à Grenoble compte aujourd'hui plus de 470 fresques réparties sur huit communes de la métropole, toutes issues d'un même festival. Nous en avons parcouru et photographié soixante-trois, regroupées ici par quartier pour que tu puisses les enchaîner à pied.

À retenir

  • Le Street Art Fest Grenoble-Alpes est le plus gros événement street art d'Europe depuis sa troisième édition.
  • Plus de 470 fresques ont été produites depuis 2015, sur huit communes de la métropole.
  • Une quinzaine de nouvelles œuvres monumentales sont créées chaque année, pas une centaine.
  • Tout est gratuit, en extérieur, visible vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

La carte de l'itinéraire

Les soixante-trois œuvres que nous avons recensées sont pointées sur cette carte, et les sections qui suivent les reprennent dans le même ordre, regroupées par secteur. Pour aller au delà, la cartographie officielle du festival recense l'ensemble du patrimoine.

Le Street Art Fest, plus gros festival d'Europe

Tout part de là. Le Street Art Fest a été fondé en 2015 par Jérôme Catz, également fondateur du réseau de centres d'art Spacejunk créé en 2003. La première édition s'est tenue du 10 au 21 juin 2015. Le festival se déroule aujourd'hui sur cinq semaines et produit une quinzaine de fresques monumentales par édition.

💡 Le savais-tu ?

Le festival a changé de nom en 2019 pour devenir le Street Art Fest Grenoble-Alpes, et la raison en dit long : il débordait tellement de Grenoble intra-muros que son directeur a jugé absurde de le cantonner à la ville. Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d'Hères avaient rejoint le mouvement, et l'édition récente s'étend désormais jusqu'à Voiron. Depuis sa troisième édition, c'est le plus gros événement street art d'Europe, porté par une équipe permanente et une cinquantaine de bénévoles.

Un point d'actualité que peu de guides mentionnent : après dix ans d'existence, le festival est fragilisé par une baisse importante des subventions publiques. En parallèle, un projet porté depuis 2019 vise à transformer l'ancien Musée de peinture, place de Verdun, en musée du street art, ce qui serait le premier musée patrimonial au monde consacré à cette discipline. Le dossier reste en attente.

Le parcours en vidéo

Le Polygone Scientifique

MacroFusion, Augustine Kofie et Iota

Fresque MacroFusion sur l'entrepôt STMicroelectronics à Grenoble

Peinte en juin 2021 sur l'entrepôt de STMicroelectronics par Isabelle Jauffret, alias Iota, et l'Américain Augustine Kofie. Le vocabulaire géométrique et les tons ocre sont la signature de ce dernier. Au 41 rue Jules Horowitz.

Summer Games 2021, Srek et Killah One

Fresque Summer Games 2021 représentant des sportifs en action

Toujours dans le Polygone Scientifique, cette fresque de 2021 fait référence aux Summer Games, une compétition sportive réservée aux membres des centres de recherche européens, reportée à 2022 par la crise sanitaire. D'où les sportifs en action.

Le cours Berriat, le cœur du parcours

C'est la plus forte concentration d'œuvres de la ville. Huit fresques majeures se suivent sur quelques centaines de mètres, dont plusieurs des plus grandes du cours Berriat. Prévois une heure rien que pour ce tronçon.

The Wire, Seth

Fresque The Wire de Seth représentant deux enfants et un fil

Réalisée en 2017 par Seth, c'est la fresque la plus connue de Grenoble : deux enfants communiquant par le téléphone à ficelle, reliés par un fil multicolore. Elle n'est malheureusement plus visible. Elle se trouvait au 11 avenue Aristide Briand, à la limite entre Grenoble et Fontaine.

Etien'

Fresque d'Etien' représentant une femme tenant un bouchon de bombe

Réalisée en juin 2017 par Etien', l'un des artistes les plus présents de ce parcours puisqu'il signe quatre des œuvres de cette page. Une femme tient un cap de bombe aérosol, référence directe à l'outil du graffeur.

Notre Dame de Grâce II, A'Shop

Fresque d'une femme lisant un livre par le collectif A'Shop

Peinte en 2017 par le collectif canadien A'Shop. Il faut entrer dans la cour de la société Raygroup pour la voir, ce qui explique qu'elle soit si peu photographiée.

Intégration, INK4RT

Fresque Intégration par INK4RT sur le cours Berriat

Vingt mètres de long sur 2,8 mètres de haut, réalisés pour l'édition 2017. Le titre dit le programme : l'œuvre est conçue pour se fondre dans l'environnement urbain plutôt que de s'y imposer.

La Courbe, Monkey Bird

Fresque La Courbe du duo Monkey Bird représentant un oiseau et un globe

Juste au dessus de la précédente. Le duo Monkey Bird, formé par Edouard Egéa et Louis Boidron, travaille exclusivement au pochoir multicouches, avec un style qui évoque la gravure ancienne. Édition 2017.

L'humain aux mains nues nomma l'âme en un mot, Juin

Portail peint par l'artiste Juin sur le cours Berriat

Créée en 2018 par Juin, elle recouvre intégralement un portail. La façade d'une maison voisine reprend les mêmes motifs, ce qui prolonge l'intervention sur plusieurs mètres.

Collapse, Nevercrew

Fresque Collapse représentant un ours polaire scotché au mur

Le duo suisse Nevercrew, composé de Christian Rebecchi et Pablo Togni, travaille systématiquement l'animal contraint par un dispositif humain. Ici un ours polaire littéralement scotché au mur, réalisé en 2020. Le propos écologique n'a rien de décoratif. Un tag est venu recouvrir le bas de l'œuvre depuis.

La tigresse rouge, Marco Lallemand

Fresque d'une tigresse rouge par Marco Lallemand

Le graffeur grenoblois Marco Lallemand alterne acrylique, huile et aérosol, et travaille presque toujours l'animal et le végétal. Sa tigresse ferme la série du cours Berriat.

Rue Denis Papin et rue du Drac

Crewcaracha

Fresque du collectif Crewcaracha rue Denis Papin

Un collectif d'amis qui mêle collage et graffiti. Cette pièce de 2018 associe une tête de mort mexicaine d'un côté et des ailes d'ange de l'autre. Au 10 rue Denis Papin.

Lirio púrpura, Dados.0

Grande fresque florale Lirio púrpura par Dados.0

Lys violet en espagnol. L'artiste espagnol Dados.0 place l'engagement écologique au centre de son travail, et la fresque occupe un pan de mur entier sur le parking d'une résidence, au 19 bis rue du Drac.

Tawos

Portes de garage peintes de motifs abstraits par Tawos

Juste à côté, des portes de garage traitées en motifs colorés et abstraits, réalisation de 2018.

Asaz One

Portrait réaliste en noir et blanc par Asaz One sur un store

Asaz One travaille le portrait réaliste au détail près. Ici sur un store métallique de la rue du Drac, en noir et blanc.

Find Balance, MC Baldassari

Bouquet de pivoines peint par MC Baldassari

Marie Clémentine Baldassari a peint cet immense bouquet de pivoines lors de l'édition 2019. La composition florale est sa signature. Au croisement de la rue du Drac et de la rue Belin.

La rue Mozart

Buda, Jaba

Fresque de Bouddha enraciné dans un arbre par Jaba

Le Colombien Didier Jaba Mathieu a peint cette scène en 2017 : des arbres à sommet triangulaire sur fond bleu, et au centre un arbre plus imposant dont les racines forment un Bouddha en méditation. Au début de la rue Mozart.

Grand Duc et Fils, Etien'

Façade bleue peinte d'un grand duc et de son petit par Etien'

Etien' a repris la façade entière d'un bâtiment de la rue Mozart, en dominante bleue, autour d'un grand duc accompagné de son petit.

Le collectif CH2

Bâtiment décoré sur le thème du jazz par le collectif CH2

Juste en face, un bâtiment traité sur le thème du jazz. L'œuvre est signée de l'association CH2, dissoute depuis 2009, ce qui en fait l'une des plus anciennes pièces encore visibles du parcours.

Autour de la place Saint-Bruno

St Bruno EKIP EKIP, Néo Musty

Fresque bleue de Néo Musty près de la place Saint-Bruno

Néo Musty est grenoblois. Sa fresque, dominée par le bleu, laisse apparaître une tête d'homme sur la droite. Elle doit son titre à sa proximité avec la place Saint-Bruno, à côté du restaurant Dragonne Pizza.

Stellär, Serty31

Graffiti abstrait coloré sur fond noir par Serty31

Alexandre Serty, alias Serty31, a réalisé ce graffiti abstrait sur fond noir lors de la toute première édition du festival, en 2015.

Les autruches, Stel

Deux autruches peintes sur fond violet rue Abbé Grégoire

Deux grandes autruches sur fond violet, rue Abbé Grégoire, par l'artiste lyonnaise Stel, spécialiste des oiseaux.

Océan Spatial, Néo Musty

Méduse bleue et violette peinte par Néo Musty

Seconde intervention de Néo Musty dans le secteur, une rue parallèle à la précédente. Une méduse bleue et violette, dans le même registre chromatique.

Le quartier Charrel

Tous les voisins d'un autre, Muz Mural Media

Fresque d'enfants autour d'une table par le collectif Muz Mural Media

Réalisée pour la sixième édition par le collectif Muz Mural Media, formé de Cetrange et Pyervie. Leur méthode est intéressante : ils partent de vieilles photographies de particuliers. Ici, deux clichés distincts, l'un du groupe d'enfants, l'autre de la voiture, recomposés en une seule scène.

Palindrome, Tawos

Graff blanc et coloré intitulé Palindrome par Tawos

Dans la même rue. Tawos construit ses pièces à partir des lettres de son pseudonyme, et le titre annonce le principe de symétrie.

1010

Illusion d'optique en trompe-l'œil par l'artiste 1010

Artiste allemand connu pour un seul motif décliné à l'infini : des couches concentriques qui donnent l'illusion d'un trou sans fond percé dans la façade. Regarde la de face, l'effet ne fonctionne que sous un angle précis.

Muse-hic, Piet Rodriguez

Femme au violoncelle dont les cordes rejoignent un poteau électrique

Une femme et son violoncelle, dont les cordes se prolongent jusqu'au sommet d'un poteau électrique réel. C'est un bon exemple d'œuvre qui utilise le mobilier urbain comme partie intégrante de la composition.

Le temps des cerises, Groek

Fresque colorée avec des cerises rouges rue Vergniaud

Rue Vergniaud. Le titre renvoie à la chanson associée à la Commune de Paris, ce qui donne une lecture politique à une composition en apparence légère.

Pyer-Vie

Fresque en noir et blanc d'enfants faisant la grimace

Rue de New York, en noir et blanc. L'artiste accompagne l'œuvre d'un texte : ces enfants qui font la grimace sont l'insouciance de la jeunesse, et à une époque où beaucoup de choses ne fonctionnent pas comme on le voudrait, on peut choisir de voir les choses du bon côté.

Ekis et Boye

Portes d'entrepôt peintes sur fond bleu rue Beethoven

Les portes d'un entrepôt de la rue Beethoven, traitées sur fond bleu avec des motifs superposés.

Fresque participative de l'EAJE Charrel, avec Votour

Fresque participative animalière sur l'EAJE Charrel

Un établissement d'accueil du jeune enfant décoré par un collectif dont Votour, dont le pseudonyme renvoie au rapace qui niche dans les montagnes grenobloises depuis les années 2000. Le trait est volontairement enfantin, la fresque ayant été réalisée avec les usagers du lieu.

Le passage de la rue Charrel

Passage aux murs couverts de formes géométriques multicolores

Les deux murs d'un passage entièrement traités en formes géométriques multicolores. Nous n'avons pas identifié l'auteur, si tu le connais nous sommes preneurs.

Le pont de l'Estacade

Fresques sous le pont ferroviaire de l'Estacade à Grenoble

C'est le plus grand ensemble continu de la ville. Sous les rails du pont de l'Estacade, environ trois mille mètres carrés ont été peints, et le chantier n'est pas ponctuel : Jérôme Favre y intervient depuis 2010, avec le soutien de la ville, de la SNCF et d'autres financeurs.

Détail des fresques peintes sous le pont de l'Estacade

Le lieu abrite aussi un grand marché alimentaire, ce qui explique le programme iconographique : scènes de la vie locale, histoire ferroviaire de la ville, et références au marché lui même. L'œuvre s'adresse d'abord aux gens qui passent là tous les jours.

Scènes de la vie locale peintes sous l'Estacade
Ensemble peint sur les piliers du pont de l'Estacade

Rue du Lieutenant de Quinsonas, Turenne et Augereau

Food for Thought, How & Nosm

Fresque rouge, blanche et noire des jumeaux How and Nosm

Raoul et Davide Perre, jumeaux connus sous le nom de How & Nosm, n'utilisent que trois couleurs depuis vingt ans : rouge, blanc et noir. La contrainte est leur signature, et elle donne des compositions d'une densité de détails inhabituelle.

Srek et Killah One

Grande graffeuse à la bombe peinte rue du Lieutenant de Quinsonas

Une graffeuse en grand format, bombe à la main. Le duo signe trois œuvres de ce parcours, ce qui en fait l'un des plus présents avec Etien' et Juin.

Fin Fest, Lucretia Torva et Contratak

Fresque de voitures américaines par Lucretia Torva

Collaboration entre l'Américaine Lucretia Torva, spécialiste de l'automobile peinte, et le collectif grenoblois Contratak. Toujours rue du Lieutenant de Quinsonas.

Ekis et Juin

Homme masqué peint par Ekis et Juin

Édition 2016. L'homme masqué est visible depuis les rues Turenne et Augereau, ce qui en fait une œuvre pensée pour deux points de vue.

La rue Augereau

Plusieurs fresques alignées dans la rue Augereau

Plusieurs fresques se suivent sur le même alignement, ce qui permet d'en voir six d'un coup. Les auteurs sont Ekis, Romain Minotti, INK4RT, Juin, M4U et The Sheepest.

Autour du parking Victor Hugo

Deuxième forte concentration du parcours, avec treize œuvres et plusieurs des pièces les plus engagées de la ville. C'est aussi le secteur où le festival a fait venir le plus d'artistes internationaux.

Hommage aux grands-mères de la place de Mai, Animalitoland

Fresque hommage aux grands-mères argentines de la place de Mai

Animalitoland est l'univers de l'Argentine Graciela Gonçalves Da Silva. Le titre renvoie aux grands-mères de la place de Mai, qui recherchent depuis la dictature argentine les enfants enlevés à leurs parents disparus. L'enfant peint qui tente de laisser passer la lumière prend un tout autre sens avec ce contexte.

Let's get trunk, Fanakapan

Éléphanteau et ballons peints en trompe-l'œil par Fanakapan

L'Anglais Fanakapan peint des ballons gonflables en trompe-l'œil dans le monde entier, avec un rendu chromé qui trompe l'œil à quelques mètres. Ici un éléphanteau au regard triste, entouré de ballons à smileys.

L'arme de paix, Snek

Femme pleurant sur le continent africain, fresque de Snek

Une femme verse des larmes sur le continent africain, le symbole de la paix figurant dans son bandeau. Le titre joue sur l'homophonie entre l'arme et la larme.

Girl Behind the Chimney, Wild Drawing

Jeune femme à la harpe utilisant un conduit de cheminée réel

Wild Drawing intègre le conduit de cheminée réel dans la harpe de la jeune femme, ce qui crée un effet de relief impossible à obtenir en peinture seule. Le titre l'annonce.

Ubi Sum ibi Moveo, Nesta

Fresque bleue végétale sur la maison des associations

Sur la façade de la maison des associations de Grenoble. Dominante bleue, avec feuilles, fruits et champignons rapportés en surimpression.

History of Writing, collectif Contratak

Long mur de graffitis bordant la piscine Jean Bron

Tout le long du mur qui borde la piscine municipale Jean Bron. Le titre est explicite : c'est une rétrospective du lettrage graffiti, et donc l'une des rares pièces de la ville qui traite le graffiti comme un sujet et non comme un outil.

Mr Chaix

Fresque en noir et blanc en effet miroir par Mr Chaix

Édition 2018, en noir et blanc, sur un principe d'effet miroir : un alien encadré par deux femmes identiques. L'œuvre a été taguée depuis, comme beaucoup de pièces du festival.

Black Lives Matter, Combo

Fresque hommage à George Floyd par Combo

Réalisée en 2020 par Combo, c'est l'œuvre la plus commentée du parcours. Elle rend hommage à George Floyd, mort le 25 mai 2020 à Minneapolis. On lit sur le t-shirt de droite « I can't breathe », ses derniers mots, et sur celui de gauche « Black Lives Matter », nom du mouvement né aux États-Unis en 2013 contre le racisme systémique.

Love is a cage, EZK

Fresque satirique montrant une colombe en cage par EZK

Eric Ze King met en scène Donald Trump enfermant une colombe dans une cage. Le double sens était limpide à l'époque : l'oiseau est le symbole de la paix, et c'était aussi le logo de Twitter, où le président américain était alors très actif avant d'en être exclu.

Lady Refugee, Goin

Fresque d'une réfugiée libérant une colombe par Goin

Goin travaille exclusivement le message politique. Ici une réfugiée laissant s'échapper une colombe, en écho direct à la pièce précédente.

Mimes, Anthony Lister

Deux mimes peints en noir et blanc par Anthony Lister

L'Australien Anthony Lister peint deux mimes en noir et blanc, dans son trait volontairement inachevé qui laisse voir la coulure et le geste.

The Hero is You, Lapiz

Homme au gilet et masque jaune peint par Lapiz

Un homme au gilet et masque jaune, accompagné de la mention « The hero is you ». Réalisée en pleine période de crise sanitaire, elle s'adressait aux travailleurs de première ligne.

La fille de printemps, RNST

Fresque d'une jeune fille au bandana par RNST

Une jeune fille au bandana relevé sur la bouche, accompagnée de la phrase « Que se dressent les printemps révolutionnaires ». RNST travaille au pochoir et signe l'une des dernières pièces de ce secteur.

Bibliothèque Chavant et rue Génissieu

Dernier secteur, et pas le moins symbolique : la rue Génissieu abrite le centre d'art Spacejunk, c'est à dire le quartier général du festival lui même. Rien d'étonnant à ce que les murs alentour soient parmi les plus travaillés de la ville.

Professeur Renard, Veks Van Hillik

Renard vêtu en homme peint sur la bibliothèque Chavant

Environ vingt-cinq mètres de haut sur un pignon de la bibliothèque d'étude et du patrimoine Chavant. Veks Van Hillik peint dans une facture proche de la peinture flamande, et le choix d'un renard en habit de professeur sur une bibliothèque n'a évidemment rien d'un hasard.

LKS

Trois portes de garage peintes de portraits de femmes par LKS

Trois portes de garage, trois portraits de femme, trois dominantes chromatiques. Œuvre d'Eric Lacassin, alias LKS.

L'aigle, Srek, Greg et Killah One

Aigle en vol peint dans les tons bleus

Réalisée en 2015, lors de la première édition. Un aigle en vol dans les tons bleus, qui reste l'une des œuvres les plus anciennes encore en place.

Ordering Machine, Nevercrew

Deux baleines tenues par un drap, fresque de Nevercrew

Seconde intervention du duo suisse dans la ville, rue des Bergers. Deux baleines maintenues par un drap tendu, sur le même principe que l'ours polaire du cours Berriat : l'animal empêché par un dispositif humain.

Arum de Murène, Etien'

Fresque mêlant crâne, murène, fleurs et colibri par Etien'

Édition 2015. Un assemblage de crâne, de murène, de fleurs et d'un colibri, dans le registre de vanité contemporaine qui caractérise l'artiste.

Sapere Padene, Mr Chaix

Grand œil peint dans un renfoncement de la rue Génissieu

Un œil isolé, dans un renfoncement de la rue Génissieu qui concentre plusieurs pièces. Ne le manque pas, il faut sortir de l'axe principal pour le voir.

Masque Babylon, Juin

Visage composé de formes géométriques par l'artiste Juin

Même rue. Un visage imaginaire recomposé à partir de formes et de couleurs assemblées, dans la manière habituelle de l'artiste.

Stendhal Syndroma, Mr Wany

Fresque surréaliste multicolore par Mr Wany

Le titre renvoie au syndrome de Stendhal, ce malaise provoqué par une exposition trop intense à l'art, et la composition l'illustre : tête de reine couronnée, clé, vagues et une accumulation d'éléments surréalistes sur un mur entier.

Street Art Fist, L. Sallenave

Trois portes de garage taguées en jaune, rouge et blanc

La pièce la plus intéressante politiquement du parcours. Trois portes de garage, un titre en forme de contrepèterie, et une critique frontale de l'institutionnalisation du graffiti par le festival lui même. Le fait qu'elle figure sur les parcours officiels dit quelque chose de la maturité de la scène locale.

Animalitoland, seconde œuvre

Seconde fresque d'Animalitoland à Grenoble

Deuxième intervention de Graciela Gonçalves Da Silva dans la ville, avec le même vocabulaire de personnages et le même univers.

Da Cruz

Porte de garage très colorée peinte par Da Cruz

Artiste français à la palette très saturée. On reconnaît sa main au traitement des yeux, systématiquement cerné et allongé. Ici sur une porte de garage.

The Sheepest

Rideaux de fer couverts de moutons par The Sheepest

Il dissémine des moutons dans toute la ville, toujours les mêmes, toujours en train de fixer le passant. C'est le motif récurrent le plus facile à repérer de Grenoble, et une fois que tu l'as vu une fois, tu le retrouves partout. Ici sur deux rideaux de fer.

Façade Subway, Juin

Façade du bar Le Subway peinte de formes géométriques

Édition 2016. Juin a traité la façade entière du bar Le Subway en formes géométriques colorées sur fond noir, sa combinaison habituelle. Fin du parcours.

Préparer la visite

Secteur Nombre d'œuvres À savoir
Cours Berriat Huit La plus forte concentration, une heure sur quelques centaines de mètres
Parking Victor Hugo Treize Les pièces les plus engagées et le plus d'artistes internationaux
Rue Génissieu et Chavant Treize Le quartier général du festival, pense à sortir des axes principaux
Pont de l'Estacade Un ensemble continu Trois mille mètres carrés peints, à combiner avec le marché
Déplacement Toute la métropole Vélo ou tramway, les œuvres sont réparties sur huit communes

Le festival édite aussi deux livres couvrant les cinq premières éditions, en vente à l'office de tourisme, et organise des visites guidées et des balades à vélo tout au long de l'année.

Pour aller plus loin

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Le street art à Lyon, itinéraire et grandes fresques

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Le Mur des Canuts à Lyon

Nous publions régulièrement ce type d'itinéraire, notamment sur la balade street art de Thonon-les-Bains.

Tes questions sur le street art à Grenoble

Pourquoi Grenoble est-elle une ville de street art ?
À cause d'un festival unique, le Street Art Fest Grenoble-Alpes, fondé en 2015 par Jérôme Catz, également fondateur du centre d'art Spacejunk. Devenu depuis sa troisième édition le plus gros événement street art d'Europe, il produit une quinzaine de fresques monumentales par an et a constitué un patrimoine de plus de 470 œuvres réparties sur huit communes de la métropole.
Où voir les principales fresques de Grenoble ?
Trois secteurs concentrent l'essentiel. Le cours Berriat avec huit fresques majeures sur quelques centaines de mètres, les abords du parking Victor Hugo avec treize œuvres dont les plus engagées, et la rue Génissieu où se trouve le centre d'art qui organise le festival. À cela s'ajoute le pont de l'Estacade, environ trois mille mètres carrés peints sous les rails.
Quand a lieu le Street Art Fest ?
Chaque année au printemps, sur cinq semaines, généralement de fin mai à fin juin. Le festival propose des créations en direct, des expositions, des visites guidées, des conférences et des ateliers. Toutes les fresques restent ensuite visibles gratuitement et en permanence dans l'espace public, indépendamment des dates du festival.
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